La seule référence au Viêt Nam était pour rappeler la nécessité de se « coordonner » pour lutter contre l'impérialisme tout en préservant l'autonomie de la partie khmère. Le secrétaire du parti, Tou Samouth, est suivi dans la hiérarchie par Nuon Chea, Saloth Sâr et Ieng Sary. La république populaire de Chine leur fournit de l'argent pour acheter des armes. Ils y apprennent les fondements de la gestion politique de la population et du contrôle policier qu'ils allaient appliquer une fois au pouvoir. Actualité Culture Histoire Quand les Khmers rouges massacraient les "bourgeois" cambodgiens. En septembre 1974, les troupes de Lon Nol reprennent Oudong, mais le régime de la République khmère est alors à l'agonie. En juillet, les forces armées du nouveau régime reprennent le nom d'Armée révolutionnaire du Kampuchéa, chaque responsable de zone remettant officiellement son autorité entre les mains du Comité central[89]. L’Histoire des Khmers est l’Histoire du peuple cambodgien, de nombreuses personnes utilisent le mot “Khmer” pour parler des “Khmers rouges”. Les Khmers rouges bénéficient de l'assistance des forces spéciales thaïlandaises[138] ; la Thaïlande assure la formation et le recrutement de diverses forces armées khmères sur lesquelles elle compte en cas d'invasion vietnamienne[139]. En septembre 1975, Sihanouk séjourne à Phnom Penh durant trois semaines, est reçu avec tous les égards, et repart satisfait. khmers rouges - 19 articles : khmer (art) • gÉnocide • cambodge • laos • vietnam • cambodge • cambodge - actualité (2009) • cambodge - actualité (2010) • cambodge - chronologie (1990-2008) • thaÏlande • vietnam • lon nol • pol pot • s21, la machine de mort khmÈre rouge (rithy panh) • ieng (s.) • thirith (i.) La zone est du pays, qui compte 1,7 million d'habitants à la mi-1976, dont 300 000 « peuples nouveaux », est le secteur le moins pénible, les Khmers rouges s'y montrant moins brutaux qu'ailleurs et les exécutions étant nettement moins nombreuses. En 1998, les offensives dans la région des forces armées royales khmères disloquent encore un peu plus les troupes khmères rouges. Une autre continuité allait être que contrairement au discours officiel, le pouvoir restait concentré entre les mains d'un groupe restreint de personnes. La plupart des observateurs et des acteurs politiques cambodgiens présument alors que les trois hommes, mystérieusement disparus, ont été tués par la police de Sihanouk[22] et l'annonce de leur présence aux côtés des Khmers rouges passe, un temps, pour une manipulation : surnommés « les trois fantômes », Khieu Samphân, Hou Yuon et Hu Nim sont présentés comme les dirigeants du mouvement, auquel ils donnent une aura de respectabilité. Sarin et Lumphon travaillent au bureau de l'information et de la culture de la région spéciale. Le Parti communiste du Kampuchéa est officiellement dissous le 6 décembre[144]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer cette préférence accordée par les Vietnamiens aux Khmers rouges dissidents : ceux-ci se seraient montrés moins sensibles à la corruption financière que les anciens Khmers issarak ; ces derniers, ayant généralement vécu des années au Viêt Nam, auraient eu une meilleure connaissance des réalités politiques vietnamiennes et par conséquent une plus grande capacité de tenir tête à leurs protecteurs ; enfin, les Khmers rouges dissidents, ayant le plus à perdre d'un retour de Pol Pot, auraient été jugés plus dociles[134]. La dernière modification de cette page a été faite le 20 décembre 2020 à 23:48. Ce point est renforcé par un témoignage d'un khméro-vietnamien recueilli une dizaine d'année plus tard qui affirmait que dans les forêts du Phnom Santhuk, outre l'entraînement au combat, il devait enseigner le khmer aux unités du FNL présentes, alors que les recrues locales apprenaient le vietnamien et participaient à des réunions dans cette langue[30]. À partir de 1983, le gouvernement de Margaret Thatcher envoie les SAS, les forces spéciales britanniques, former les Khmers rouges aux technologies des mines terrestres. Les Khmers rouges étaient au pouvoir depuis seulement quatre ans, mais le pays n’a pas encore complètement récupéré. Se déroulent aujourd'hui au Cambodge les procès des plus hauts responsables khmers rouges encore en vie. Les révoltés manquent cependant encore cruellement de moyens, notamment pour ce qui est des communications, et Lon Nol, rappelé par Sihanouk au poste de ministre de la Défense, puis de Premier ministre, applique contre eux une politique de la terre brûlée. En 1954, à la fin de la guerre d’Indochine, alors que la plupart des militants communistes se réfugiaient au Viêt Nam du Nord, un certain nombre d’entre eux décident de résister au régime du Prince Sihanouk. Le 17 avril 1975, les troupes des Khmers rouges entrent dans Phnom Penh, renversant le régime "impérialiste" du général Lon Nol. Les Khmers rouges. Le Cambodge, placé sous protectorat français depuis 1863, est alors l'un des cinq pays formant l'Indochine française. Ou comment le Cambodge s’est enfoncé dans les années 70-80 dans l’une des pires pages de l’humanité. Vann Nath : le Peintre des Khmers Rouges revient sur le régime des Khmers Rouges, responsable de la mort de 2 millions de Cambodgiens en brossant le portrait de … À l'origine, le parti est destiné à constituer le noyau dirigeant de la tendance communiste des Khmers issarak. Seuls les anciens ont le droit de cultiver un lopin privé. Les Cambodgiens refusant d'abandonner leurs maisons sont souvent abattus, ou tués dans la destruction de leurs logis[85]. En novembre 1970, Saloth Sâr et Nuon Chea passent une semaine avec les responsables nord-vietnamiens pour la zone cambodgienne : ces derniers acceptent de retirer leurs cadres civils des « zones libérées » dès que possible pour laisser la place à des administrateurs khmers rouges, et d'accroître le rôle militaire de ces derniers au Cambodge[38]. Thion remarque également que les cadres locaux ont tendance à asseoir leur pouvoir en gagnant la confiance des populations locales plutôt que par la contrainte. L'ancien tortionnaire "Douch", chef du plus redoutable centre de détention sous le régime cambodgien des Khmers rouges et condamné à la perpétuité, est décédé mercredi à l'âge de 77 ans. Des soupçons de corruption des juges cambodgiens ont bloqué un temps le versement du financement international au début de l'année 2009. Quand le livre de Sarin parait, en 1973, il ne suscita que peu d'intérêt dans la presse internationale, plus préoccupée par la crise constitutionnelle américaine qui s'envenime et qui a des répercussions en Indochine. Les attributions de ce dernier poste officiel de Pol Pot sont floues, mais semblent indiquer que l'ancien secrétaire général du Parti communiste du Kampuchéa conserve la direction des troupes khmères rouges[154], qui tentent de reprendre le contrôle de l'ouest du Cambodge. En juillet, Pol Pot installe son nouveau quartier général, le Bureau 131, sur le flanc du mont Thom. Les Khmers rouges provoqueront leur propre chute en livrant une véritable guerre à la minorité vietnamienne du Cambodge, ce qui mènera à l’invasion de ce pays par l’armée Vietnamienne en décembre 1978. La plupart des chefs de ces partisans ont fait leurs études à Paris. Les liens familiaux traditionnels sont détruits : on retire aux maris l'autorité sur leurs femmes et aux parents celle sur leurs enfants, ces derniers faisant l'objet d'une éducation en commun. Sur le plan militaire, les forces armées khmères rouges ont successivement porté le nom d'Armée révolutionnaire du Kampuchéa (1968-1970, puis 1975-1979), Forces armées populaires de libération nationale du Kampuchéa (1970-1975), et enfin Armée nationale du Kampuchéa démocratique (en) (après 1979). Mais le mouvement n'est plus en situation de revenir dans le jeu électoral[168]. À la fin de 1972, trois des quatre divisions nord-vietnamiennes qui combattaient au Cambodge rentrent alors que la quatrième reste stationnée près de la frontière, vers Kampong Cham. +++++ Un système d'autarcie régionale est mis en place, et le régime fixe des objectifs irréalistes de rendement de trois tonnes de paddy par hectare. En février et mars, des soulèvements sont lancés dans plusieurs provinces du Nord et du Sud-Ouest. Le 15 avril 1998 mourait Pol Pot. La nécessité de soutiens internationaux, et l'alliance avec le FUNCINPEC et le FLNPK contraignent les Khmers rouges à tenter de se rendre plus présentables. Le flux de citadins déportés dans les campagnes pose de graves problèmes à l'équilibre de la vie rurale : dans la zone nord-ouest, 210 000 nouveaux venus s'ajoutent aux 170 000 habitants d'origine. Le Cambodge vit alors sous un régime d'arbitraire total. Il est redevient roi du pays dans les années 1990. Ils prônent l'élimination des intellectuels et la rééducation des populations adultes par le travail manuel sans assistance mécanisée. Cambodge – Mémoire – Khmers rouges : Faire résonner l’histoire avec la jeune génération, Cambodge Mag, 21/07/2017. Il est difficile d'estimer si la vitesse et l'intensité avec laquelle seront menées ces réformes étaient dues à un excès ou à un manque de confiance des dirigeants en leur programme. En décembre 1981, Pol Pot et Nuon Chea décident de dissoudre le Parti communiste du Kampuchéa, afin selon eux de pouvoir « s'unir avec d'autres forces nationales »[143]. Saloth Sâr (futur Pol Pot), le rejoint quelque temps après sa formation[8]. Norodom Sihanouk, entretemps renommé chef de l'État par la nouvelle assemblée constituante, doit créer un système de « double gouvernement », chaque ministère étant chapeauté par deux ministres de deux camps politiques opposés. Ces chiffres prennent en compte les massacres, les exécutions, les victimes de la famine provoquée et entretenue par l'incompétence du régime, ainsi que les persécutions et massacres dont font l'objet certaines ethnies telles les Chams ou les personnes d'origine vietnamienne[106],[107]. C'est la première fois depuis sa création en 2003 que le tribunal chargé de juger les Khmers rouges à Phnom Penh reconnaît d'anciens haut-dignitaires du régime comme responsable de crimes qualifiés de génocides. Les Khmers rouges provoqueront leur propre chute en livrant une véritable guerre à la minorité vietnamienne du Cambodge, ce qui mènera à l’invasion de ce pays par l’armée Vietnamienne en décembre 1978. Les paysans sont dépossédés de leurs terres, accaparées par l'État, des liens de famille traditionnels et de la religion. Au printemps 1960, le PRPK adopte le nouveau nom de Parti ouvrier du Kampuchéa. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que j’en ai pris plein les yeux, plein la tête et plein le coeur. Le tribunal parrainé par l’ONU a rendu vendredi un verdict historique contre le régime des Khmers rouges, qui a conduit à la mort près de 2 millions de personnes entre 1975 et 1979. Le volume de bombes déversé à l'époque sur le Cambodge par l'aviation américaine est trois fois supérieur à celui lancé sur le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale. Saloth Sâr séjourne également à Pékin, en république populaire de Chine, en décembre 1965, et décide à cette occasion de se rapprocher des Chinois, dont il se sent politiquement et stratégiquement plus proche. En août 1979, Pol Pot et Ieng Sary sont jugés par contumace, dans un procès considéré comme « stalinien » par la communauté internationale, et condamnés à mort pour « génocide »[132],[133]. Le Programme d'Étude sur le génocide cambodgien de l'université Yale évalue le nombre de victimes à environ 1,7 million[6], soit plus de 20 % de la population de l'époque. En public, Hou Yuon et ses camarades se montrent moins loquaces sur le sujet, et ce n'est qu'en 1973, quand la plupart des troupes vietnamiennes se seront retirées, que les dirigeants khmers rouges commencent à les désigner sous la dénomination d'ennemis numéro un. Les Khmers rouges continuent de fonctionner selon une logique du secret, ne révélant ni l'identité de leurs véritables dirigeants, ni même l'existence du Parti communiste du Kampuchéa.